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Installer un panneau solaire sur mur vertical, c’est une option intéressante pour produire de l’énergie. Mais attention, il y a des règles à suivre. Ce n’est pas juste une question de fixer des panneaux, il faut penser à la sécurité, aux autorisations et à la façon dont tout ça s’intègre. On va regarder ensemble ce qu’il faut savoir pour que votre projet se passe bien, sans mauvaises surprises. C’est un peu technique, mais on va essayer de rendre ça clair.

Points Clés à Retenir

  • La pose d’un panneau solaire sur mur vertical est soumise à des normes de sécurité électrique (NF C 15-100, NF EN 62446, NF C 14-100) et doit garantir la résistance des panneaux (NF EN 61215, NF EN 61646 pour le photovoltaïque, NF EN 12975-1 pour le thermique).
  • Selon la commune, une déclaration préalable de travaux ou un permis de construire peut être nécessaire, surtout dans les zones protégées. Il faut se renseigner en mairie.
  • Pour l’installation en façade, il faut respecter des distances de sécurité par rapport aux fenêtres (au moins 2 mètres) et aux ouvrants de désenfumage, et les matériaux doivent avoir un comportement au feu adapté.
  • La solidité de l’installation est primordiale. Une attestation de bon montage, une vérification de la résistance à l’arrachement par un expert, et parfois une solidité à froid sont demandées.
  • Faire appel à un installateur certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) est souvent obligatoire pour bénéficier des aides financières et garantit la qualité des travaux.

Cadre réglementaire pour l’installation de panneaux solaires sur mur vertical

L’installation de panneaux solaires sur un mur vertical, bien que moins courante que sur une toiture, est soumise à un ensemble de règles techniques et de sécurité. Ces réglementations visent à garantir la sécurité des personnes, la performance des installations et la protection de l’environnement bâti.

Normes de sécurité électrique essentielles

La sécurité électrique est primordiale pour toute installation photovoltaïque. En France, plusieurs normes sont à respecter scrupuleusement. La norme NF C 15-100 régit les installations électriques basse tension, y compris les câblages et les protections en aval du disjoncteur. Pour le raccordement au réseau public de distribution, c’est la norme NF C 14-100 qui s’applique. De plus, la norme NF EN 62446 détaille les procédures de vérification et de mise en service des systèmes solaires pour s’assurer de leur bon fonctionnement et de leur sécurité. Ces normes sont là pour prévenir les risques d’incendie et d’électrocution.

Critères de résistance et de performance des panneaux

Les panneaux solaires installés en façade doivent non seulement être performants, mais aussi résister aux contraintes environnementales. Pour les panneaux photovoltaïques, les normes NF EN 61215 (pour le silicium cristallin) et NF EN 61646 (pour les couches minces) définissent les critères de performance et de durabilité. Il est également important de considérer la résistance mécanique des fixations, qui doivent supporter les charges dues au vent et au poids des panneaux. Bien que l’inclinaison idéale pour la production d’énergie soit généralement entre 25 et 35 degrés, une installation verticale reste une option viable pour la production d’énergie solaire [3219].

Conformité des installations aux normes spécifiques

Au-delà des normes électriques et de performance des panneaux, d’autres réglementations s’appliquent. Par exemple, des distances de sécurité doivent être respectées par rapport aux baies vitrées (au moins 2 mètres) et aux ouvrants de désenfumage (au moins 2 mètres verticalement au-dessus). La réaction au feu des matériaux photovoltaïques est également un critère important, devant au minimum répondre aux exigences des matériaux non gouttants (classement d0). Pour les panneaux solaires thermiques, la norme NF EN 12975-1 s’applique, les distinguant ainsi des installations photovoltaïques.

Il est impératif de consulter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de votre commune, car des règles spécifiques peuvent s’y ajouter, notamment concernant l’aspect esthétique des installations dans les zones protégées.

Autorisations d’urbanisme pour une installation verticale

Déclaration préalable de travaux

Pour la plupart des installations de panneaux solaires sur mur vertical, une déclaration préalable de travaux est le minimum requis. Cette démarche administrative permet à la mairie d’être informée de votre projet et de vérifier sa conformité avec les règles d’urbanisme locales. Elle est généralement suffisante pour les installations qui ne modifient pas significativement l’aspect extérieur du bâtiment ou qui n’empiètent pas sur l’espace public. Il est important de bien remplir le formulaire Cerfa correspondant et de joindre tous les documents demandés, comme des plans de situation et des visuels du projet.

Permis de construire : quand est-il requis ?

Un permis de construire devient nécessaire dans certains cas plus spécifiques. Si votre installation photovoltaïque, une fois montée sur le mur, dépasse une certaine taille ou modifie de manière importante la structure ou l’apparence de votre maison, le permis de construire peut être exigé. C’est souvent le cas pour les très grandes installations ou celles qui impliquent des modifications structurelles importantes. Le seuil exact peut varier, mais il est toujours préférable de se renseigner auprès de votre mairie pour éviter toute irrégularité. Il est essentiel de vérifier les règles locales d’urbanisme avant de commencer les travaux.

Cas spécifiques des zones classées et protégées

L’installation de panneaux solaires sur un mur vertical dans des zones protégées, comme les sites classés, les abords de monuments historiques ou les périmètres de protection, est soumise à des règles plus strictes. Dans ces cas, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) est souvent requis. Il peut imposer des contraintes sur le type de panneaux, leur couleur, leur disposition ou même leur faisabilité. Une déclaration préalable peut suffire pour des installations de faible puissance (< 3 kWc) dans ces zones, mais dès que la puissance augmente, un permis de construire devient la norme, avec une attention particulière portée à l’impact visuel et patrimonial. Il faut donc anticiper des démarches potentiellement plus longues et complexes dans ces secteurs sensibles.

Principes d’installation et d’implantation en façade

Panneaux solaires installés sur un mur de façade.

L’installation de panneaux solaires sur une façade demande une attention particulière pour garantir à la fois la sécurité des personnes et l’efficacité du système. Il ne s’agit pas simplement de fixer des panneaux sur un mur ; plusieurs règles techniques et de sécurité doivent être respectées.

Distances de sécurité par rapport aux baies

Pour prévenir tout risque électrique, notamment en courant continu, une distance minimale doit être observée entre les éléments de l’installation photovoltaïque et les ouvertures (fenêtres, portes-fenêtres) situées sur la façade. Cette distance est fixée à 2 mètres. Cela permet de limiter l’exposition des personnes en cas de défaut d’isolement et de faciliter l’intervention des services de secours.

Exigences relatives aux ouvrants de désenfumage

Les ouvrants de désenfumage, essentiels pour l’évacuation des fumées en cas d’incendie, font l’objet de règles spécifiques. Une distance verticale minimale de 2 mètres doit être maintenue entre ces ouvrants et tout élément conducteur de l’installation photovoltaïque qui se trouverait positionné au-dessus. Cette disposition vise à ne pas entraver le bon fonctionnement du système de désenfumage.

Comportement au feu des matériaux photovoltaïques

La sécurité incendie est une préoccupation majeure. Les matériaux utilisés pour les panneaux solaires et leur structure de fixation doivent présenter un comportement au feu adéquat. Ils doivent au minimum répondre aux exigences des matériaux dits "non gouttants", ce qui correspond à un classement supplémentaire d0. Cela signifie qu’ils ne doivent pas produire de gouttelettes enflammées susceptibles de propager le feu. Pour les structures porteuses, une classification au feu minimale de B-s3, d0 est souvent requise, selon le type d’installation et le bâtiment concerné. Il est important de se renseigner sur les spécificités de l’intégration de panneaux solaires dans les façades pour choisir les matériaux appropriés.

Il est également à noter que l’installation peut légèrement augmenter la température ambiante de la façade, en raison d’une circulation d’air parfois restreinte. Ce point est à considérer lors de la conception du projet, surtout dans les régions chaudes. Cette augmentation de température est un facteur à prendre en compte pour la durabilité des matériaux et le confort du bâtiment.

Solidité et résistance des panneaux solaires muraux

L’installation de panneaux solaires sur une façade ne se limite pas à leur simple fixation. Il est impératif de s’assurer de leur solidité et de leur résistance face aux éléments et au temps. Cela garantit non seulement la sécurité des personnes et des biens, mais aussi la longévité de votre installation.

Attestation de bon montage et de fixation

À la fin des travaux, l’installateur doit fournir une attestation de bon montage. Ce document certifie que les panneaux sont correctement fixés et qu’ils résistent à l’arrachement. Il s’agit d’une preuve formelle que l’installation respecte les règles de l’art et les normes en vigueur. Cette attestation couvre la bonne fixation des panneaux sur la structure porteuse ou directement sur les éléments de construction qui les supportent.

Vérification de la solidité à froid par un expert

Au-delà de l’attestation de montage, une vérification de la solidité à froid peut être requise. Cette expertise, réalisée par un professionnel qualifié ou un organisme agréé, évalue la capacité de l’ensemble de l’installation à supporter les contraintes mécaniques (vent, neige, etc.) sans déformation ni dommage, même avant la mise en service ou en cas d’absence de production d’énergie. C’est une étape importante pour les installations exposées à des conditions climatiques difficiles.

Résistance à l’arrachement des panneaux

La résistance à l’arrachement est un point critique, surtout dans les zones venteuses. Les systèmes de fixation doivent être conçus pour supporter les forces exercées par le vent, qui peuvent être considérables. L’attestation de bon montage doit spécifiquement mentionner que cette résistance a été prise en compte et validée. Il est conseillé de se renseigner sur les options de montage vertical, qu’elles soient fixes ou à inclinaison variable, pour s’adapter au mieux à votre façade options de montage vertical.

Il est essentiel que les matériaux utilisés pour la fixation soient adaptés à la nature du mur et aux conditions environnementales locales. Une mauvaise fixation peut entraîner des dégâts matériels importants et présenter un danger.

Les normes comme la NF EN 61215 pour les modules photovoltaïques en silicium cristallin ou la NF EN 61646 pour les couches minces, bien que portant sur la performance, impliquent aussi une certaine robustesse des panneaux eux-mêmes. Les panneaux solaires thermiques, quant à eux, doivent respecter la norme NF EN 12975-1, qui aborde également leur résistance structurelle.

Raccordement au réseau et conformité électrique

Panneau solaire sur mur vertical

Norme NF C 14-100 pour le raccordement

Une fois vos panneaux solaires installés sur le mur, la prochaine étape, et non des moindres, est de les connecter au réseau électrique. C’est une étape réglementée qui demande de suivre des directives précises. La norme NF C 14-100 est la référence principale pour le raccordement des installations électriques au réseau public de distribution. Elle détaille les exigences techniques pour que votre installation soit sûre et compatible avec le réseau existant. Cela concerne notamment la manière dont les câbles sont acheminés, les dispositifs de protection à installer, et les points de connexion. Le respect de cette norme est fondamental pour la sécurité de tous et pour le bon fonctionnement de votre système.

Attestation de conformité Consuel photovoltaïque

Après l’installation, il est impératif d’obtenir une attestation de conformité délivrée par le Consuel (Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité). Cet organisme indépendant vérifie que votre installation respecte bien toutes les normes de sécurité électrique en vigueur, y compris celles spécifiques au photovoltaïque. C’est un peu comme un contrôle technique pour votre installation solaire. Sans cette attestation, vous ne pourrez pas mettre votre système en service, ni bénéficier de certaines aides ou de la vente de votre surplus d’électricité. La démarche implique généralement une visite d’un technicien Consuel pour inspecter le montage. L’installateur peut souvent s’occuper de cette démarche pour vous.

Procédure de demande de raccordement

La demande de raccordement au réseau électrique est une démarche administrative qui se fait auprès du gestionnaire de réseau, le plus souvent Enedis. Il faut généralement fournir plusieurs documents pour constituer le dossier :

  • L’autorisation d’urbanisme (déclaration préalable ou permis de construire).
  • Un plan de situation et un plan de masse de l’installation.
  • Des photos de l’installation photovoltaïque.
  • Un titre de propriété du bien.
  • La certification de votre installateur.

Une fois le dossier complet déposé, le gestionnaire de réseau étudie votre demande et vous propose un devis pour le raccordement. Après acceptation et réalisation des travaux de raccordement, votre installation pourra être mise en service. Il est aussi à ce moment-là que vous pourrez finaliser un contrat avec EDF OA (Obligation d’Achat) si vous souhaitez revendre votre surplus de production. Le processus peut prendre quelques semaines, il est donc conseillé de s’y prendre à l’avance.

Le raccordement au réseau public permet non seulement d’injecter le surplus d’électricité que vous ne consommez pas, mais il assure aussi une alimentation électrique continue lorsque votre production solaire est insuffisante. C’est un élément clé pour une autonomie énergétique optimisée.

Certifications et qualifications professionnelles

Quand on investit dans des panneaux solaires, surtout pour une installation murale qui peut avoir des spécificités, il est important de s’assurer que l’entreprise qui réalise les travaux est compétente. Ce n’est pas juste une question de faire les choses correctement, mais aussi de pouvoir bénéficier d’aides financières et d’avoir l’esprit tranquille quant à la qualité et la sécurité de l’installation. Heureusement, il existe des labels et certifications qui aident à y voir plus clair.

Labels RGE pour les installateurs

Le label Reconnu Garant de l’Environnement (RGE) est un signe de qualité qui atteste que l’entreprise a suivi une formation spécifique pour les travaux que vous envisagez. C’est un peu la garantie que le professionnel connaît son affaire. Pour beaucoup d’aides financières, comme MaPrimeRénov’ ou certaines primes pour l’autoconsommation, faire appel à une entreprise RGE est une condition obligatoire. Sans cela, pas d’aides. Il faut donc bien vérifier que votre installateur possède ce label.

Importance des certifications pour les aides financières

Comme mentionné, les certifications jouent un rôle clé pour l’accès aux aides financières. Au-delà du RGE, d’autres labels comme QualiPV (proposé par Qualit’EnR) ou QualiSol (pour le solaire thermique) sont spécifiquement dédiés aux installations photovoltaïques et solaires thermiques. Le label QualiPV, par exemple, atteste que l’entreprise respecte une charte qualité stricte concernant l’information, le conseil et la prestation globale, avant, pendant et après l’installation. Il existe aussi le label AQPV (Alliance Qualité Photovoltaïque) qui certifie la qualité de l’installation solaire. Ces certifications sont donc un gage de sérieux et une porte d’entrée vers les dispositifs d’aide.

Garantie de qualité des professionnels certifiés

Faire appel à un professionnel certifié, c’est s’assurer que l’installation sera bien dimensionnée par rapport à vos besoins et que les panneaux seront orientés de manière optimale pour produire un maximum d’énergie. Cela concerne aussi bien la qualité de l’installation elle-même que la durabilité des équipements. Par exemple, la certification QualiPV 36 est spécifiquement conçue pour les entreprises qui s’engagent dans la qualité des installations photovoltaïques connectées au réseau. En résumé, choisir un professionnel certifié, c’est investir dans la tranquillité d’esprit et la performance à long terme de votre système solaire mural.

Considérations spécifiques aux panneaux solaires thermiques

Il est important de distinguer les panneaux solaires thermiques des panneaux photovoltaïques, car leurs fonctions et les réglementations qui les encadrent diffèrent. Alors que les panneaux photovoltaïques produisent de l’électricité, les panneaux solaires thermiques servent à chauffer un fluide, généralement de l’eau, grâce à l’énergie solaire. Cette distinction est fondamentale pour comprendre les normes applicables.

Différenciation avec le photovoltaïque

La différence principale réside dans la technologie et l’usage. Les panneaux photovoltaïques convertissent la lumière du soleil en électricité via des cellules semi-conductrices. Les panneaux thermiques, quant à eux, captent la chaleur du soleil pour chauffer un liquide caloporteur. Ce dernier circule ensuite dans un système de chauffage ou pour produire de l’eau chaude sanitaire. Il existe aussi des systèmes hybrides qui combinent les deux fonctions, mais les réglementations spécifiques à chaque technologie doivent être prises en compte.

Norme NF EN 12975-1

Pour les installations solaires thermiques, la norme européenne NF EN 12975-1 est une référence clé. Elle spécifie les exigences de performance et de sécurité pour les capteurs solaires thermiques destinés à la production d’eau chaude ou de chauffage. Cette norme garantit que les équipements sont conçus pour fonctionner de manière fiable et sécurisée, en tenant compte des contraintes climatiques et des matériaux utilisés. Le respect de cette norme est souvent une condition pour bénéficier de certaines aides ou pour assurer la qualité de l’installation.

Applicabilité des réglementations spécifiques

Les installations de panneaux solaires thermiques sur mur vertical, bien que moins courantes que les installations photovoltaïques en façade, doivent respecter des règles d’urbanisme et de sécurité propres. Les réglementations concernant l’implantation, les distances de sécurité par rapport aux ouvertures, et la résistance des structures s’appliquent également, adaptées à la nature des équipements thermiques. Il est toujours conseillé de consulter le service d’urbanisme de votre commune pour connaître les spécificités locales. L’installation de panneaux solaires sur un mur vertical élimine certains risques liés à l’étanchéité du toit, offrant ainsi une alternative intéressante pour la production d’énergie sans compromettre l’intégrité du bâtiment.

  • Vérification de la compatibilité avec le système de chauffage existant.
  • Respect des distances de sécurité par rapport aux fenêtres et balcons.
  • Assurance de la solidité de la fixation sur la façade.

L’intégration de panneaux solaires thermiques en façade demande une attention particulière à l’esthétique et à l’harmonie avec l’architecture du bâtiment. Les réglementations locales peuvent imposer des contraintes sur le type de panneaux ou leur disposition pour préserver le caractère des lieux.

Gestion des surfaces et cheminements

Limitation de la surface des champs photovoltaïques

Lors de l’installation de panneaux solaires sur une façade, il est important de bien gérer l’espace occupé par les panneaux eux-mêmes, ce que l’on appelle les "champs photovoltaïques". La réglementation impose des limites pour éviter de surcharger les structures et pour des raisons de sécurité. En général, la surface maximale d’un champ de panneaux ne doit pas dépasser 300 m², et sa longueur est limitée à 30 mètres. Ces champs doivent être séparés les uns des autres par des zones dédiées.

Largeur des cheminements de sécurité

Ces zones de séparation, appelées cheminements, sont obligatoires entre les différents champs de panneaux. Ils doivent avoir une largeur minimale de 0,90 mètre. L’objectif est de permettre l’accès aux équipements techniques, mais surtout de créer des zones de sécurité. Ces cheminements doivent rester totalement libres de tout équipement photovoltaïque, à l’exception des câbles qui y sont autorisés sous certaines conditions. Il est interdit d’y installer des éléments factices ou décoratifs qui pourraient gêner le passage ou la maintenance. Si un cheminement est déjà prévu pour l’accès aux locaux techniques en toiture, il peut être utilisé pour séparer les champs solaires, à condition qu’il respecte les mêmes exigences de libre passage.

Protection et regroupement des câbles

Les câbles électriques qui traversent ces cheminements de sécurité doivent être gérés avec soin. Ils doivent être regroupés autant que possible, en minimisant le nombre de points de regroupement. De plus, une protection mécanique est nécessaire pour éviter tout dommage physique aux câbles. Cela garantit à la fois la sécurité de l’installation et la longévité des composants. Une bonne organisation des câbles est aussi importante pour faciliter les interventions futures, qu’il s’agisse de maintenance ou de réparation. Il est aussi à noter que l’orientation des panneaux peut être pensée pour mieux correspondre aux besoins de consommation, par exemple en orientant les panneaux vers l’est ou l’ouest pour un meilleur alignement avec les pics de consommation journaliers.

La gestion rigoureuse des surfaces et des cheminements est une composante clé d’une installation solaire murale sûre et conforme. Elle assure non seulement la conformité réglementaire mais contribue aussi à la performance globale et à la facilité d’entretien du système.

Aspects financiers et fiscaux

L’installation de panneaux solaires sur un mur vertical, bien que techniquement réalisable, soulève des questions financières et fiscales qu’il est important de considérer. Ces aspects peuvent influencer la rentabilité globale de votre projet et les démarches administratives associées.

Taxe d’aménagement pour les installations au sol

Il est important de noter que la taxe d’aménagement concerne principalement les installations au sol. Pour les panneaux solaires installés sur un mur vertical, cette taxe n’est généralement pas applicable, car elle vise les constructions nouvelles ou les aménagements créant des surfaces closes et couvertes. La base d’imposition pour les parcs photovoltaïques au sol est de 10€ par mètre carré de panneaux, sur laquelle s’appliquent des taux communaux et départementaux. Les constructions annexes, comme les locaux techniques, sont taxées différemment selon leur surface de plancher.

Aides financières et conditions d’éligibilité

Plusieurs dispositifs d’aide existent pour encourager l’installation de panneaux solaires. À partir du 1er octobre 2025, un taux de TVA réduit à 5,5% s’appliquera à l’installation de panneaux solaires d’une puissance inférieure à 9 kWc. D’autres aides, comme des subventions locales ou des tarifs de rachat garantis pour l’électricité injectée dans le réseau, peuvent être disponibles. Il est essentiel de se renseigner auprès des organismes compétents (collectivités locales, agences de l’énergie) pour connaître les conditions d’éligibilité spécifiques à votre situation et à votre projet. L’obtention de ces aides est souvent conditionnée par le recours à des professionnels certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Revente du surplus de production

Si votre installation produit plus d’électricité que vous n’en consommez, vous avez la possibilité de revendre le surplus au réseau. Les conditions de cette revente, notamment le tarif d’achat, sont fixées par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) et peuvent varier. Il est possible de choisir entre un contrat d’obligation d’achat (OA solaire) avec EDF OA ou un autre acheteur, ou de vendre votre production sur le marché de gros. La puissance de votre installation et le type de contrat choisi influenceront directement les revenus potentiels issus de cette revente. Une bonne optimisation de votre installation, notamment en termes d’orientation et d’inclinaison, peut maximiser votre production et donc vos revenus potentiels.

En résumé : ce qu’il faut retenir

Installer des panneaux solaires sur un mur vertical, c’est une idée qui gagne du terrain. On a vu que ça demande de bien regarder les règles d’urbanisme de sa commune, parce que ça change d’un endroit à l’autre. Il faut aussi penser aux normes de sécurité, comme la NF C 15-100, pour que tout soit bien fait et sans danger. Et n’oubliez pas les certifications, comme RGE, si vous voulez pouvoir toucher certaines aides. Bref, c’est faisable, mais ça demande de se renseigner et de bien préparer son projet. Ça vaut le coup pour l’environnement et pour le portefeuille, mais faut pas y aller à l’aveugle.

Questions Fréquemment Posées

Quelles sont les règles principales pour installer des panneaux solaires sur un mur ?

Pour installer des panneaux solaires sur un mur, il faut respecter des règles de sécurité, notamment pour l’électricité. Il faut aussi s’assurer que les panneaux sont bien fixés et qu’ils résistent aux intempéries. Les règles d’urbanisme de votre commune sont aussi importantes.

Dois-je demander une autorisation pour installer des panneaux solaires sur mon mur ?

Oui, le plus souvent. Il faut généralement faire une ‘déclaration préalable de travaux’ à votre mairie. Si l’installation est très grande ou dans un endroit spécial, un ‘permis de construire’ pourrait être nécessaire. Il vaut mieux toujours se renseigner à la mairie.

Y a-t-il des distances à respecter par rapport aux fenêtres ?

Absolument. Il faut laisser un espace d’au moins 2 mètres entre les panneaux solaires et les fenêtres ou autres ouvertures sur le mur. C’est une mesure de sécurité importante, surtout pour le risque électrique.

Comment savoir si mon installateur est compétent ?

Il est conseillé de choisir un professionnel qui a une certification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Ce label prouve qu’il a suivi une formation spéciale et que son travail est de qualité. C’est souvent obligatoire pour obtenir des aides financières.

Les panneaux solaires thermiques sont-ils soumis aux mêmes règles que les panneaux photovoltaïques ?

Non, pas tout à fait. Les panneaux solaires thermiques servent à chauffer l’eau, tandis que les panneaux photovoltaïques produisent de l’électricité. Ils ont des normes différentes, comme la NF EN 12975-1 pour les thermiques, mais certaines règles générales peuvent s’appliquer.

Qu’est-ce que l’attestation Consuel et pourquoi est-elle importante ?

L’attestation Consuel est un document qui prouve que votre installation électrique solaire respecte bien toutes les normes de sécurité. C’est comme un certificat de bonne conduite pour votre installation. Sans elle, vous ne pourrez pas toujours raccorder votre système au réseau.

Est-ce que je peux installer les panneaux moi-même ?

Il n’est pas interdit de le faire soi-même, mais ce n’est pas recommandé. Pour être sûr que tout est bien fait, que c’est sécurisé et pour pouvoir bénéficier d’aides financières, il est vraiment préférable de faire appel à un professionnel qualifié et certifié RGE.

Est-ce que l’installation de panneaux solaires sur un mur coûte cher en impôts ?

En général, la taxe d’aménagement ne s’applique pas pour les panneaux solaires installés sur les murs ou les toitures. Cette taxe concerne surtout les installations au sol. Pour les aides financières, il faut vérifier les conditions d’éligibilité, souvent liées au fait de passer par un professionnel RGE.

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