Recharger son véhicule à domicile devient une nécessité pour de nombreux propriétaires. Pour que cette opération soit sécurisée et efficace, une planification précise est indispensable.
Un mauvais montage peut entraîner des dangers électriques sérieux. Il peut aussi rendre votre assurance non valable en cas d’incident.
Ce guide vous explique les bases d’une installation conforme. Vous découvrirez la différence entre une prise renforcée et une borne murale, ainsi que les critères de puissance à considérer.
L’objectif est de vous fournir les connaissances pour dialoguer avec un professionnel. Comme expliqué dans ce guide sur l’installation d’une borne, un audit de votre tableau électrique est une étape cruciale.
Points clés à retenir
- Un plan précis est essentiel pour une recharge domestique sécurisée.
- La conformité aux normes françaises protège votre habitation et votre assurance.
- Il existe une différence fondamentale entre une prise Green’UP et une borne murale.
- Une infrastructure adaptée chez soi est un investissement pour la mobilité durable.
- Les risques d’un montage non conforme incluent dangers électriques et amendes.
- Consulter un installateur certifié IRVE est obligatoire pour les puissances supérieures à 3,7 kW.
- Des aides financières peuvent soutenir votre projet d’installation.
Introduction : Pourquoi un schéma d’installation est indispensable
Avant de brancher votre nouveau véhicule, une étape est primordiale : établir un plan clair de votre futur point de recharge. Ce document guide chaque phase des travaux et garantit la sécurité absolue des personnes et des biens.
Sans un plan adapté, les risques sont réels. Un câblage inapproprié peut surchauffer. Des disjonctions intempestives deviennent fréquentes. Le réseau domestique est mis à rude épreuve.
- Surchauffe des conducteurs et risque d’incendie.
- Déclenchements incessants du disjoncteur principal.
- Dommages potentiels à la batterie de l’automobile.
Un circuit électrique dédié est la solution. Il évite la surcharge des lignes existantes. Votre maison fonctionne normalement pendant une charge. La puissance nécessaire est réservée exclusivement à votre véhicule électrique.
Un plan bien conçu optimise aussi les performances. Il permet une recharge plus rapide et préserve la longévité de la batterie. C’est un investissement pour l’avenir de votre mobilité.
En France, cette planification doit respecter des règles strictes. La norme NF C 15-100 et la standard européenne IEC 61851 définissent des exigences précises. Elles imposent des schémas spécifiques pour ces infrastructures.
Ce document devient la référence unique pour l’artisan. Il assure aussi la conformité face à votre assureur. En cas de sinistre, une installation aux normes est cruciale.
La loi est formelle. Pour une puissance supérieure à 3,7 kW, un professionnel certifié IRVE doit réaliser les travaux. Son intervention s’appuie sur un plan conforme, condition sine qua non de validation.
Anticiper avec un plan offre de nombreux avantages. Il permet une estimation précise des coûts. Le choix des équipements (disjoncteur, câble, borne) est éclairé. La logistique des travaux est fluidifiée.
Ce plan doit être personnalisé. Il tient compte du courant disponible (monophasé ou triphasé). Il intègre la distance entre le tableau et le point de recharge. Il évalue la capacité totale de votre habitation.
Une conception minutieuse est la base de tout système fiable, que ce soit pour un point de borne à domicile ou comme pour le branchement de batteries en, où un schéma précis est tout aussi critique.
En résumé, ce document technique n’est pas une formalité. C’est le fondement d’une installation pérenne, sûre et performante. Il transforme un simple branchement en une solution de recharge domiciliaire de confiance.
Réglementation en France : les normes à connaître absolument
Connaître le cadre légal est essentiel avant de démarrer tout projet de recharge à domicile. Les normes françaises assurent la sécurité des personnes et des biens.
Elles définissent aussi les conditions d’éligibilité aux aides financières. Une méconnaissance de ces règles peut avoir des conséquences graves.
La norme NF C 15-100 et son amendement A5
La NF C 15-100 est la référence pour les installations électriques basse tension en France. Son amendement A5, publié en 2015, intègre des dispositions spécifiques.
Il s’applique aux circuits dédiés à la recharge des automobiles. L’objectif est de prévenir les risques liés aux courants résiduels.
L’amendement impose l’utilisation d’interrupteurs différentiels de type F. Ces dispositifs sont conçus pour détecter les défauts spécifiques aux chargeurs.
Leur sensibilité doit être de 30 mA. Cette exigence technique est non négociable pour la conformité.
Un différentiel classique de type AC ne suffit pas. Il pourrait ne pas détecter certains défauts, créant un danger potentiel.
La certification IRVE pour les installations > 3,7 kW
Depuis le décret n°2017-26, une qualification spécifique est obligatoire. La certification IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicule Électrique) est requise.
Elle concerne tout professionnel intervenant sur un point de borne recharge dépassant 3,7 kW. Cette règle s’applique aussi aux modifications du tableau électrique.
Les organismes comme Qualifelec ou l’Afnor délivrent cette certification. L’électricien doit suivre une formation spécialisée pour l’obtenir.
Travailler avec un installateur certifié IRVE est une garantie. Il maîtrise les spécificités techniques et les protocoles de sécurité.
Le programme Advenir, géré par l’Avere France, exige cette certification. C’est une condition pour bénéficier des subventions publiques.
La qualification IRVE n’est pas un simple label. C’est la preuve d’une expertise reconnue pour des travaux complexes, au même titre que la planification nécessaire pour savoir combien de panneaux solaires sont requis pour un projet d’autoconsommation.
Le rôle du Consuel et des attestations de conformité
Le Consuel (Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité) est un acteur clé. Il vérifie la conformité des travaux électriques.
Après une modification du tableau, une attestation est souvent nécessaire. Le Consuel la délivre après un contrôle de l’installation.
La procédure est simple. L’artisan certifié réalise les travaux selon les normes. Il déclare ensuite l’ouvrage au Consuel.
Un contrôleur peut effectuer une visite pour vérifier le respect des règles. Si tout est conforme, l’attestation est émise.
Ce document est précieux. Il est souvent exigé par votre assureur en cas de sinistre. Il prouve que les travaux doit être aux normes.
Une installation non conforme entraîne des risques juridiques. L’assurance habitation peut refuser toute prise en charge.
Des amendes jusqu’à 1 500 € sont également possibles. Les aides financières, comme celles d’Advenir, deviennent alors inaccessibles.
| Élément réglementaire | Exigence principale | Conséquence du non-respect | Document de référence |
|---|---|---|---|
| Norme NF C 15-100 (A5) | Différentiel de type F (30 mA) obligatoire sur le circuit dédié | Risque électrique accru, nullité possible de l’assurance | Amendement A5 de 2015 |
| Certification IRVE | Obligatoire pour l’installateur si puissance > 3,7 kW | Travaux considérés comme non réglementaires, perte des aides | Décret n°2017-26 |
| Attestation Consuel | Recommandée après modification du tableau électrique | Difficulté à prouver la conformité auprès de l’assureur | Procédure standard du Consuel |
| Programme Advenir | Installation par un professionnel certifié IRVE obligatoire | Refus systématique de la subvention | Règlement Avere France |
| Arrêté du 12/01/2017 | Encadre les conditions techniques d’installation des bornes | Sanctions administratives possibles | Arrêté publié au Journal Officiel |
Maîtriser cette réglementation est fondamental. Cela garantit la légalité et la sécurité de votre point de borne recharge.
C’est aussi la clé pour accéder aux financements publics. Un projet bien mené commence par le respect des règles.
Prérequis : évaluer son installation électrique existante
Avant de choisir votre équipement de recharge, un diagnostic de votre réseau domestique s’impose. Cette étape fondamentale détermine la faisabilité et la sécurité de votre projet.
Elle évite les mauvaises surprises et les surcoûts. Une analyse précise garantit un fonctionnement fiable sur le long terme.
Votre système actuel doit répondre à des besoins nouveaux. L’ajout d’un point de charge demande une alimentation robuste et dédiée.
Vérifier la puissance de son abonnement et du compteur
Contactez votre fournisseur d’énergie pour connaître votre abonnement. La puissance souscrite (en kVA) limite ce que votre maison peut consommer.
Un compteur Linky affiche cette information sur son écran. Les anciens modèles nécessitent de consulter votre contrat.
Une borne de 7,4 kW en monophasé requiert environ 32 ampères disponibles. Il faut vérifier que votre abonnement offre cette capacité.
La formule de calcul est simple : Puissance (kW) = Tension (V) × Intensité (A). Par exemple, 230V × 32A donne 7,36 kW.
Cette puissance doit s’ajouter à votre consommation habituelle. Un audit complet prévient la surcharge du réseau.
Monophasé ou triphasé : identifier son type de courant
Le type de courant conditionne les possibilités techniques. En France, deux standards coexistent.
Le monophasé utilise deux fils : une phase et un neutre. Sa tension est de 230 volts. Il est courant dans les logements récents.
Le triphasé emploie quatre conducteurs : trois phases et un neutre. La tension entre phases est de 400 volts.
Ce système permet des puissances de recharge bien supérieures. Il est souvent présent dans les maisons anciennes ou les bâtiments professionnels.
Pour identifier votre type, observez votre compteur ou votre tableau. Un compteur triphasé a généralement quatre fils d’entrée.
Un disjoncteur triphasé occupe quatre modules dans le tableau. En cas de doute, un professionnel peut vous renseigner rapidement.
| Caractéristique | Courant Monophasé | Courant Triphasé |
|---|---|---|
| Nombre de fils | 2 (1 phase + 1 neutre) | 4 (3 phases + 1 neutre) |
| Tension nominale | 230 Volts | 400 Volts entre phases |
| Présence typique | Logements neufs, appartements | Maisons individuelles anciennes, locaux professionnels |
| Puissance maximale pratique pour une borne | Jusqu’à 7,4 kW (32A) | Jusqu’à 22 kW (32A par phase) |
| Impact sur le câblage | Section de câble plus importante pour une même puissance | Permet des sections plus réduites à puissance égale |
| Identification visuelle au tableau | Disjoncteur 1 module (2 pôles) | Disjoncteur 4 modules (4 pôles) |
Analyser la disponibilité au tableau électrique
Ouvrez votre tableau électrique principal. Cherchez des emplacements libres pour ajouter les protections.
Un circuit dédié nécessite un interrupteur différentiel et un disjoncteur. Ils doivent être placés sur une rangée compatible.
Si votre tableau est saturé, des solutions existent. L’ajout d’un tableau secondaire peut être une option.
Cette approche est utile pour un garage éloigné. Elle simplifie le raccordement et la maintenance future.
Évaluez l’état général de votre installation électrique. Vérifiez l’âge des câbles et la présence d’une prise de terre efficace.
Une installation électrique ancienne peut nécessiter une mise aux normes préalable. Cela assure la sécurité de tous les équipements.
Mesurez la distance entre le tableau et l’emplacement prévu pour la borne. Cette longueur influence directement le dimensionnement du câble.
Une distance importante entraîne une chute de tension. Il faut alors choisir une section de câble plus grande.
Un diagnostic complet par un électricien qualifié est fortement recommandé, surtout dans les habitations de plus de 15 ans. Il identifie les points faibles et valide la capacité du système à accueillir une charge supplémentaire.
Cette évaluation préalable est non négociable. Elle permet de dimensionner correctement votre projet.
Vous évitez ainsi les dangers et les dépenses imprévues. Une planification rigoureuse est la base d’une recharge sereine et performante.
Comprendre le schéma installation prise voiture électrique
Pour garantir la sécurité et la conformité, la conception d’un circuit dédié nécessite une représentation graphique normalisée. Ce document technique est indispensable pour tout projet sérieux.
Un plan de ce type représente visuellement l’ensemble des composants. Il montre leur interconnection depuis le tableau principal jusqu’au point de recharge.
Ce support sert de référence unique pour l’artisan certifié. Il guide chaque étape du montage et valide la conformité aux normes.
Les éléments constitutifs sont toujours présents. On y trouve la source d’alimentation, les protections, les conducteurs et le récepteur final.
La source est généralement le coffret électrique principal. Les protections incluent disjoncteur et interrupteur différentiel.
Les conducteurs sont les câbles de raccordement. Le récepteur peut être une prise renforcée ou une borne recharge murale.
Des symboles normalisés sont utilisés pour chaque élément. Un rectangle avec un triangle représente un disjoncteur différentiel.
Un cercle avec des traits indique une prise de terre. La borne recharge a son propre pictogramme spécifique.
Il faut distinguer deux documents complémentaires. Le schéma de principe explique la logique de fonctionnement électrique.
Le schéma d’implantation montre le positionnement physique des équipements. Le premier est théorique, le second est pratique.
La norme IEC 61851 définit plusieurs modes de recharge. Le Mode 1 utilise une prise standard, mais il est déconseillé pour des raisons de sécurité.
Le Mode 2 emploie un câble équipé d’une boîte de contrôle. Le Mode 3 correspond aux bornes murales dédiées, c’est la solution recommandée.
Un diagramme clair est crucial pour la communication entre la station et l’automobile. Le signal PWM (Pulse Width Modulation) indique la puissance disponible, comme expliqué dans ce guide sur le câblage dédié pour un garage.
Ce plan technique permet un dimensionnement précis des composants. Il détermine la section des câbles en fonction de la distance et du courant.
Il fixe aussi le calibre des disjoncteurs et le type de différentiel requis. Chaque choix impacte la sécurité et les performances.
Pour une installation domestique en monophasé 7,4 kW, le diagramme est relativement simple. Il part du tableau avec un différentiel type F et un disjoncteur 32A.
Un câble de section 6 mm² parcourt la distance jusqu’au garage. Il se termine sur une borne murale ou une prise Green’UP.
Ce document a une grande valeur pour la maintenance future. Il permet un dépannage rapide en cas de dysfonctionnement.
Il sert de référence pour tout technicien intervenant ultérieurement. Sa conservation est donc essentielle.
En conclusion, ce plan technique est bien plus qu’un dessin. C’est un outil de planification rigoureuse et de communication fiable avec l’installateur.
Il constitue une garantie tangible de conformité aux réglementations en vigueur. C’est la pierre angulaire d’un projet réussi et sécurisé.
Les composants clés du circuit électrique dédié
Chaque composant électrique joue un rôle spécifique dans la chaîne de sécurité de votre infrastructure de recharge. Leur sélection et leur assemblage déterminent la fiabilité et la longévité de l’ensemble.
Un circuit dédié performant repose sur cinq éléments principaux. Ils travaillent en synergie pour assurer un fonctionnement stable et protégé.
Ces pièces doivent être conformes aux normes en vigueur. Leur qualité impacte directement la protection des personnes et des biens.
Une connaissance basique de leur utilité permet un dialogue éclairé avec l’artisan. C’est aussi un gage de sérénité pour l’utilisateur final.
Le disjoncteur divisionnaire : calibre et courbe (C ou D)
Le disjoncteur est le gardien du circuit contre les surintensités. Il coupe l’alimentation en cas de surcharge prolongée ou de court-circuit.
Son calibre, exprimé en ampères (A), doit correspondre à la puissance de votre équipement. Pour une borne de 7,4 kW en monophasé, un modèle 32A est standard.
La courbe de déclenchement est tout aussi cruciale. Elle définit la rapidité de réaction face à une augmentation anormale du courant.
- Courbe C : Adaptée aux usages domestiques classiques (éclairage, prises).
- Courbe D : Recommandée pour les chargeurs de batterie. Elle tolère les pics de courant au démarrage sans déclencher intempestivement.
Un disjoncteur courbe D offre donc une stabilité optimale. Il évite les coupures gênantes pendant les cycles de recharge.
L’interrupteur différentiel dédié : type A, F ou B ?
L’interrupteur différentiel détecte les fuites de courant vers la terre. Il protège contre les risques d’électrocution en coupant le circuit en quelques millisecondes.
Sa sensibilité est de 30 milliampères (mA). Cette valeur est un standard pour la protection des personnes.
Le choix du type est dicté par la norme NF C 15-100 A5. Elle impose un modèle spécifique pour les circuits de recharge.
Pour une infrastructure domestique, l’interrupteur différentiel de type F est obligatoire. Il est immunisé contre les déclenchements causés par les harmoniques générées par les chargeurs, comme le précise ce guide détaillé sur les kits de prise.
Les autres types sont moins adaptés :
- Type A : Pour courants alternatifs uniquement. Insuffisant pour les chargeurs.
- Type B : Nécessaire pour les très fortes puissances triphasées (22 kW) ou les courants continus.
Un différentiel dédié évite que la panne d’un appareil ne coupe toute la maison. Il isole le circuit de recharge pour plus de fiabilité.
La prise de terre et son importance capitale
La liaison à la terre est l’élément fondamental de toute sécurité électrique. Elle offre un chemin de fuite aux courants de défaut.
En cas de contact accidentel avec une masse métallique sous tension, le courant s’évacue par ce conducteur. L’interrupteur différentiel détecte alors la fuite et coupe.
La résistance de cette prise doit être inférieure à 100 ohms (Ω). Une valeur plus élevée réduit l’efficacité de la protection.
Un contrôle régulier par un professionnel est conseillé. La terre doit être unique et correctement reliée à toutes les masses de l’installation.
La bobine MNx : une protection supplémentaire optionnelle
La bobine MN (Minimum de tension) est un accessoire optionnel mais utile. Elle se monte sur le disjoncteur divisionnaire.
Son rôle est de surveiller la tension du réseau. En cas de chute importante ou de coupure, elle maintient le circuit ouvert.
Cela empêche un redémarrage automatique et désordonné lorsque le courant revient. Vous gardez le contrôle sur la remise en service de votre point de charge.
Cette fonction est appréciée dans les zones où le réseau est instable. Elle ajoute une couche de sécurité et de confort.
Le câble de raccordement : choix du type et de la pose
Le câble est l’artère qui transporte l’énergie du tableau au point de recharge. Son dimensionnement est critique pour la performance et la sécurité.
La section, exprimée en millimètres carrés (mm²), dépend de l’intensité et de la longueur. Pour 7,4 kW sur moins de 25 mètres, une section de 6 mm² est standard.
Le type de câble varie selon l’environnement de pose :
- U1000 R2V : Rigide, pour une pose encastrée ou enterrée. Isolant résistant.
- H07 RN-F : Souple, pour une pose en saillie dans des goulottes. Plus facile à manipuler.
La méthode de pose influence aussi le choix. Une ligne enterrée nécessite une gaine de protection spécifique (ICT).
Une pose en saillie dans des goulottes est plus simple à mettre en œuvre. Elle permet aussi des modifications futures plus aisées.
Des marques comme Legrand (avec sa gamme Green’UP), Schneider Electric ou Hager proposent des composants compatibles. Leur qualité et leur conformité sont généralement assurées.
En résumé, chaque élément de cette chaîne technique est indispensable. Un disjoncteur adapté, un différentiel de type F, une terre efficace et un câble bien dimensionné forment un ensemble cohérent.
Cette synergie garantit une recharge domestique à la fois performante et totalement sécurisée pour les années à venir.
Choisir la puissance de recharge : 3,7 kW, 7,4 kW, 11 kW ou 22 kW ?
Optimiser la vitesse de recharge nécessite de comprendre les différentes options de puissance disponibles. Ce choix technique influence votre confort quotidien et l’efficacité de votre solution domestique.
Il existe quatre niveaux principaux sur le marché. Chacun correspond à des besoins spécifiques et à des contraintes techniques différentes.
Selon l’Avere France, environ 80% des utilisateurs optent pour du 7,4 kW. Ce standard offre un bon équilibre entre performance et faisabilité.
Adapter la puissance à son véhicule et à ses besoins
La première étape consiste à consulter le manuel de votre véhicule. Le chargeur embarqué a une capacité maximale qu’il ne faut pas dépasser.
Un modèle ancien peut se limiter à 3,7 kW. Les automobiles récentes acceptent souvent 7,4 kW ou plus.
Les hybrides rechargeables se contentent généralement de la recharge lente. Les batteries plus grosses demandent une puissance supérieure.
Évaluez votre usage réel. Un petit rouleur parcourant 30 km par jour n’a pas les mêmes besoins qu’un grand rouleur.
Pour ce dernier, une capacité de 7,4 kW est recommandée. Elle permet de récupérer l’autonomie pendant la nuit.
- 3,7 kW (16A monophasé) : Recharge lente. Adaptée aux hybrides. Environ 20 km d’autonomie par heures.
- 7,4 kW (32A monophasé) : Standard domestique. De 6 à 8 heures pour une batterie de 50 kWh.
- 11 kW (16A triphasé) : Recharge accélérée. Nécessite un compteur triphasé.
- 22 kW (32A triphasé) : Recharge rapide. Pour les besoins intensifs ou professionnels.
Impact sur le temps de recharge et le dimensionnement
La puissance détermine directement la durée de charge. Un calcul simple donne une estimation réaliste.
Pour une batterie de 40 kWh, voici les temps approximatifs :
- A 3,7 kW : environ 11 heures
- A 7,4 kW : environ 5,5 heures
- A 11 kW : environ 3,6 heures
- A 22 kW : environ 1,8 heures
Ces valeurs supposent une charge de 0 à 100%. En pratique, on recharge rarement complètement.
Le dimensionnement électrique est directement affecté. Une borne de 7,4 kW demande un disjoncteur 32A et un câble de 6 mm².
Pour du 22 kW triphasé, il faut un disjoncteur 32A par phase. La section du câble augmente significativement.
Le coût de l’installation progresse avec la puissance. Les composants sont plus chers et les travaux plus complexes.
En copropriété et chez les particuliers, la limite maximale autorisée est généralement de 22 kW. Au-delà, il s’agit d’une infrastructure professionnelle soumise à d’autres règles, comme le précise ce guide sur les bornes domestiques.
La facture d’électricité est aussi concernée. Une puissance plus élevée consomme plus d’énergie par heures.
L’optimisation avec les heures creuses devient cruciale. Programmer la recharge la nuit réduit significativement le coût.
Pour éviter les disjonctions, des solutions de gestion dynamique existent. Elles ajustent la puissance en fonction de la consommation globale de la maison.
Ce fonctionnement intelligent prévient la surcharge du tableau. Plusieurs appareils peuvent fonctionner simultanément.
| Puissance de recharge | Type de courant | Temps pour 50 kWh* | Usage recommandé | Impact sur l’installation |
|---|---|---|---|---|
| 3,7 kW | Monophasé (16A) | ~13,5 heures | Hybrides rechargeables, petits rouleurs | Disjoncteur 16A, câble 2,5 mm², différentiel type F |
| 7,4 kW | Monophasé (32A) | ~6,8 heures | Standard domestique (80% des choix) | Disjoncteur 32A courbe D, câble 6 mm², différentiel type F |
| 11 kW | Triphasé (16A/phase) | ~4,5 heures | Grands rouleurs, besoins accélérés | Disjoncteur triphasé 16A, câble 5×2,5 mm², différentiel type B possible |
| 22 kW | Triphasé (32A/phase) | ~2,3 heures | Besoins intensifs, flottes professionnelles | Disjoncteur triphasé 32A, câble 5×6 mm², différentiel type B, tableau renforcé |
*Temps théoriques pour une charge de 0 à 100%, efficacité de charge estimée à 90%.
Le choix final est un équilibre. Il doit concilier vos besoins réels, les capacités de votre véhicule et les contraintes de votre réseau.
Un professionnel certifié IRVE vous aidera à prendre cette décision. Il analysera votre tableau et vos habitudes de conduite.
Investir dans la bonne puissance garantit des années de recharge sereine et efficace. C’est un paramètre clé pour votre mobilité durable.
Dimensionner le câble : section, longueur et chute de tension
Le dimensionnement correct du câble électrique constitue l’élément technique le plus critique pour une recharge domestique fiable.
Un conducteur trop fin ou trop long génère des pertes d’énergie. Il peut aussi surchauffer dangereusement.
La norme NF C 15-100 impose des règles strictes. Elle définit des sections minimales en fonction de l’intensité du courant.
La longueur du trajet influence aussi le choix. Une distance importante entraîne une chute de tension.
Cette chute ne doit pas dépasser 3% de la tension nominale. Pour du 230V, cela représente 6,9 volts maximum.
Un bon dimensionnement assure la sécurité des personnes. Il optimise aussi les performances de votre point de charge.
Le calcul prend en compte plusieurs paramètres. L’intensité, la longueur et la résistivité du cuivre sont essentielles.
Tableau de correspondance puissance / section minimale
Le tableau suivant résume les exigences de la norme. Il donne la section minimale recommandée pour chaque puissance.
Ces valeurs supposent une pose en conduit et une température ambiante normale. Elles constituent une base de travail fiable.
| Puissance de la borne | Intensité (Ampères) | Section minimale (≤ 25 m) | Section recommandée (> 25 m) | Type de courant |
|---|---|---|---|---|
| 3,7 kW | 16 A | 2,5 mm² | 4 mm² | Monophasé |
| 7,4 kW | 32 A | 6 mm² | 10 mm² | Monophasé |
| 11 kW | 16 A par phase | 2,5 mm² (5 conducteurs) | 4 mm² (5 conducteurs) | Triphasé |
| 22 kW | 32 A par phase | 10 mm² (5 conducteurs) | 16 mm² (5 conducteurs) | Triphasé |
Ces sections garantissent un échauffement limité du conducteur. Elles respectent la capacité de charge maximale du câble.
Pour une distance inférieure à 25 mètres, la section standard suffit. Au-delà, il faut augmenter la taille du conducteur.
Cette augmentation compense la résistance électrique sur la longueur. Elle maintient la chute de tension dans les limites autorisées.
Calculer la section en fonction de la distance au tableau
La formule de calcul intègre plusieurs facteurs techniques. Elle permet de déterminer la section exacte nécessaire.
La chute de tension admissible est fixée à 3%. La résistivité du cuivre est de 0,0225 Ω·mm²/m.
La formule simplifiée est : S = (ρ × L × I × √3) / (ΔU × U) pour le triphasé.
Pour le monophasé, elle devient : S = (ρ × L × I × 2) / (ΔU × U).
Où S est la section, ρ la résistivité, L la longueur, I l’intensité, ΔU la chute de tension et U la tension nominale.
Prenons un exemple concret. Pour une borne de 7,4 kW (32A) située à 30 mètres du tableau.
La section standard de 6 mm² n’est plus suffisante. Le calcul montre qu’il faut passer à 10 mm².
Cette augmentation préserve l’efficacité énergétique. Elle évite une surchauffe du conducteur sur toute sa longueur.
Les conséquences d’un sous-dimensionnement sont graves. Un câble trop fin s’échauffe anormalement.
L’isolant peut fondre et provoquer un court-circuit. Le risque d’incendie devient réel.
Les pertes énergétiques augmentent aussi significativement. Votre facture d’électricité grimpe inutilement.
L’installation devient non conforme aux normes. Votre assurance peut refuser toute indemnisation en cas de sinistre.
Le choix du type de câble dépend de l’environnement. Deux options principales existent sur le marché.
Le U1000 R2V est rigide et résistant à l’humidité. Il est parfait pour une pose encastrée ou enterrée.
Le H07 RN-F est plus souple et facile à manipuler. Il convient mieux aux poses en saillie dans des goulottes.
Pour une installation extérieure, privilégiez le premier type. Sa gaine offre une meilleure protection contre les intempéries.
Les règles de pose doivent être respectées scrupuleusement. Le câble doit être protégé mécaniquement.
Des gaines ou goulottes assurent cette protection. Elles évitent les dommages accidentels.
Les distances de sécurité par rapport aux autres circuits sont importantes. Un repérage clair des conducteurs facilite la maintenance.
La qualité des connexions est tout aussi cruciale. Des borniers de raccordement sertis garantissent un contact optimal.
Pour les installations extérieures, les connexions doivent être étanches. Des boîtes de dérivation IP55 ou plus offrent cette sécurité.
Une mauvaise connexion crée un point de résistance. Cela génère de la chaleur et peut provoquer un départ de feu.
Pour les longues distances supérieures à 50 mètres, l’augmentation de section devient significative. Dans certains cas, l’installation d’un tableau secondaire près du point de charge est plus économique.
Cette solution réduit la longueur du câble de puissance. Elle simplifie aussi l’ensemble du raccordement.
Un professionnel certifié IRVE évaluera cette option. Il calculera le coût comparé des différentes solutions.
Un dimensionnement précis du conducteur est la garantie d’une infrastructure durable. Comme pour le choix des panneaux photovoltaïques, chaque paramètre technique influence l’efficacité globale du système.
En conclusion, le dimensionnement du câble n’est pas une étape à négliger. Il impacte directement la sécurité, la performance et la conformité de votre point de recharge.
Un calcul rigoureux évite les dangers et les surcoûts énergétiques. Il assure une recharge sereine et efficace pour les années à venir.
Consultez toujours un électricien qualifié pour valider vos choix. Son expertise technique est indispensable pour un projet réussi.
Prise renforcée Green’UP ou borne murale : quelle solution choisir ?
Entre économie initiale et fonctionnalités avancées, le dilemme entre prise renforcée et borne murale mérite une analyse approfondie. Votre décision impacte votre confort quotidien et l’efficacité de votre recharge.
Deux standards techniques coexistent. Le Mode 2 utilise une prise spécifique avec un câble intelligent. Le Mode 3 correspond aux bornes recharge dédiées, offrant plus de possibilités.
Chaque solution répond à des besoins et budgets distincts. Un choix éclairé évite les regrets et les dépenses inutiles.
Les avantages de la prise renforcée (jusqu’à 3,7 kW)
La prise renforcée Green’UP ACCESS constitue l’option la plus abordable. Elle permet une recharge sécurisée jusqu’à 3,7 kW.
Son temps de recharge est jusqu’à deux fois plus rapide qu’une prise classique. C’est un progrès significatif pour un investissement modéré.
L’installation est relativement simple. Elle peut être réalisée par un particulier compétent, sous certaines conditions.
Cette solution est parfaite pour les petits besoins. Les hybrides rechargeables et les petits rouleurs en tirent pleinement profit.
Legrand propose des packs Prêt-à-Poser complets. Ils incluent le disjoncteur différentiel, simplifiant grandement le montage.
Comme le détaille ce guide sur l’installation de la prise, un circuit dédié avec différentiel type F est indispensable. La section du câble doit être d’au moins 2,5 mm².
Les limites de cette option sont claires. La puissance maximale est plafonnée à 3,7 kW (16A).
Elle nécessite l’utilisation d’un câble équipé d’un boîtier de contrôle. Les fonctionnalités avancées, comme la programmation, sont absentes.
L’étanchéité est aussi un point faible. Ces modèles sont souvent limités aux installations intérieures ou bien protégées.
Les fonctionnalités des bornes de recharge (connectivité, pilotage)
Les bornes recharge murales représentent l’option haut de gamme. Elles offrent des puissances bien supérieures, de 7,4 kW à 22 kW.
Leur principal atout réside dans la connectivité. Des modèles comme la Green’UP HOME de Legrand sont nativement pilotables via smartphone.
L’application dédiée, Home+Control, permet un contrôle à distance total. Vous pouvez programmer les cycles, suivre la consommation et recevoir des alertes.
La compatibilité avec les assistants vocaux ajoute du confort. Une simple commande vocale peut lancer ou arrêter une session.
La gestion énergétique devient intelligente. Ces équipements peuvent s’activer automatiquement pendant les heures creuses.
Ils utilisent la fonction TIC du compteur Linky pour cette synchronisation. Cela maximise les économies sur votre facture d’électricité.
Le couplage avec une production photovoltaïque est une possibilité excitante. La borne peut prioriser l’énergie solaire pour recharger votre véhicule, optimisant ainsi votre autoconsommation.
Les voyants LED indicateurs offrent un retour visuel immédiat. Ils informent sur l’état de la recharge et signalent toute anomalie.
La robustesse est également supérieure. Les bornes recharge ont généralement une protection IP54 minimum.
Cette étanchéité les rend aptes aux installations extérieures. Elles résistent aux projections d’eau et à la poussière.
Le coût initial est plus élevé, tant pour l’équipement que pour la pose. Sur la durée de vie, cet investissement se justifie par un confort et une fiabilité accrus.
| Critère de comparaison | Prise renforcée Green’UP (Mode 2) | Borne murale connectée (Mode 3) |
|---|---|---|
| Puissance maximale | 3,7 kW (16A monophasé) | De 7,4 kW à 22 kW (mono ou triphasé) |
| Coût d’acquisition | Faible à modéré | Élevé |
| Complexité d’installation | Simple (packs Prêt-à-Poser) | Complexe (nécessite un professionnel certifié IRVE) |
| Fonctionnalités | Basiques (recharge sécurisée) | Avancées (appli, programmation, suivi, compatibilité énergies renouvelables) |
| Étanchéité (Indice IP) | Généralement pour intérieur | IP54 minimum (extérieur possible) |
| Public cible | Petits rouleurs, budgets limités, hybrides | Grands rouleurs, recherche de confort, usage intensif |
| Gestion énergétique | Manuelle | Intelligente (heures creuses, pilotage dynamique) |
Le choix final dépend d’une analyse personnelle. Évaluez vos kilomètres quotidiens, la taille de la batterie de votre voiture électrique et votre budget.
Pour un usage occasionnel et un budget serré, la prise renforcée est une solution valable. Pour un usage régulier et intensif, la borne murale s’impose comme l’investissement le plus rentable à long terme.
Consultez toujours un électricien qualifié pour valider la faisabilité technique. Votre configuration électrique et la distance au tableau guideront aussi la décision.
Les étapes pratiques de l’installation sécurisée
La mise en œuvre concrète d’un point de charge domestique suit une séquence opérationnelle rigoureuse.
Chaque phase doit être exécutée avec précision pour garantir la sécurité des personnes et la conformité aux normes. Une approche méthodique évite les erreurs coûteuses.
Cette procédure terrain transforme votre plan en une infrastructure fonctionnelle. Elle s’applique aussi bien aux prises renforcées qu’aux bornes murales.

Suivez ces cinq étapes fondamentales pour un résultat professionnel. N’oubliez jamais les équipements de protection individuelle.
Étape 1 : Couper l’alimentation générale et préparer le tableau
La première action est de mettre hors tension l’ensemble du réseau. Agissez sur le disjoncteur principal de votre habitation.
Vérifiez ensuite l’absence de courant avec un VAT (vérificateur d’absence de tension). Cet outil confirme que les travaux peuvent débuter.
Ouvrez votre tableau électrique et nettoyez la zone de travail. Repérez les emplacements libres pour les nouveaux modules.
Cette préparation minutieuse est cruciale pour la suite des opérations. Elle élimine tout risque d’électrocution accidentelle.
Étape 2 : Installer les protections (disjoncteur, différentiel)
Insérez le disjoncteur divisionnaire sur le rail DIN dédié. Choisissez un calibre adapté à la puissance de votre équipement.
Pour une borne de 7,4 kW, un modèle 32A avec courbe D est idéal. Il tolère les pics de démarrage sans déclencher intempestivement.
Positionnez ensuite l’interrupteur différentiel de type F à 30 mA. Cette protection est obligatoire selon la norme NF C 15-100 A5.
Effectuez les connexions entre ces deux éléments. Utilisez des peignes de raccordement pour une liaison fiable et esthétique.
Un différentiel de type F est spécifiquement conçu pour les chargeurs. Il ignore les harmoniques générées par l’électronique de puissance.
Étape 3 : Tirer et raccorder le câble dédié
Déroulez le câble depuis le tableau jusqu’au futur point de charge. Respectez les règles de pose pour une installation durable.
Pour une puissance de 7,4 kW, une section de 6 mm² est standard. Augmentez-la si la distance dépasse 25 mètres.
Protégez le conducteur dans des gaines ou goulottes adaptées. Fixez-le solidement tous les 50 cm pour éviter les affaissements.
Préparez les extrémités en dénudant précisément les fils. Une pince à dénuder évite d’endommager les brins de cuivre.
Étape 4 : Fixer et connecter la prise ou la borne
Ancrez solidement le support au mur ou au poteau. Utilisez des chevilles adaptées au matériau pour une fixation pérenne.
Raccordez les fils aux borniers internes de l’équipement. Respectez la polarité : phase (marron/noir), neutre (bleu), terre (vert/jaune).
Serrez les connexions au couple recommandé par le fabricant. Un serrage insuffisant crée des points de surchauffe dangereux.
Pour les installations extérieures, vérifiez l’étanchéité des boîtiers. Un indice IP54 minimum est nécessaire.
Étape 5 : Tester et mettre en service l’installation
Avant la remise sous tension, effectuez des contrôles systématiques. Testez le différentiel avec son bouton « T » pour vérifier son fonctionnement.
Mesurez la résistance de terre avec un ohmmètre. Elle doit être inférieure à 100 Ω pour une protection efficace.
Vérifiez la tension et la polarité aux bornes de sortie. Ces mesures confirment la qualité du raccordement.
- Test du différentiel : déclenchement en moins de 300 ms
- Résistance de terre :
- Tension nominale : 230V ± 10%
- Isolement des conducteurs : > 1 MΩ
Procédez ensuite à la mise sous tension progressive. Activez d’abord le différentiel, puis le disjoncteur divisionnaire.
Validez le fonctionnement complet avec une session de charge test. Observez les indicateurs lumineux de l’équipement.
Documentez votre travail avec soin. Conservez le plan électrique, les notices et des photos avant/après.
Cette trace écrite facilite la maintenance future. Elle sert aussi de preuve de conformité en cas de contrôle.
En suivant scrupuleusement cette méthodologie, vous obtenez une infrastructure fiable. Votre point de charge sera sécurisé, conforme et performant pour les années à venir.
Faire appel à un professionnel certifié IRVE et bénéficier des aides
La réussite de votre projet de point de charge passe par deux piliers : l’expertise technique et le financement. Un accompagnement de qualité et des aides ciblées transforment cet investissement en opportunité durable.
Cette démarche structurée protège votre foyer. Elle optimise aussi le retour sur investissement de votre équipement.
Pourquoi l’électricien qualifié est obligatoire au-delà de 3,7 kW
Le décret n°2017-26 du 12 janvier 2017 fixe une règle claire. Pour toute puissance supérieure à 3,7 kW, l’intervention d’un électricien certifié IRVE est obligatoire.
Cette qualification garantit une maîtrise des normes spécifiques. La NF C 15-100 A5 et la IEC 61851 sont parfaitement comprises.
Le professionnel connaît les schémas électriques adaptés. Il assure une parfaite conformité de votre borne recharge.
Les avantages sont multiples. Vous bénéficiez d’une expertise reconnue sur les courants résiduels.
La gestion des harmoniques des chargeurs est optimisée. Tous les protocoles de sécurité sont respectés.
Une installation par un non-professionnel a des conséquences graves. Les aides financières deviennent immédiatement nulles.
Votre assurance habitation peut refuser toute couverture. Les risques pour les personnes et les biens sont réels.
Des sanctions pénales sont aussi possibles. Une amende pouvant atteindre 1 500 € peut être appliquée.
Choisir le bon artisan demande une vérification simple. Demandez toujours à voir sa certification IRVE à jour.
Un devis détaillé doit préciser tous les travaux. Il inclut le matériel, la main d’œuvre et les contrôles.
Vérifiez les références et les assurances de l’entreprise. Une garantie décennale est indispensable pour ce type d’ouvrage.
Présentation des aides financières (Advenir, crédit d’impôt, CEE)
Plusieurs dispositifs publics soutiennent votre projet. Ils réduisent significativement le coût final de votre borne recharge.
Le programme Advenir est géré par l’Avere France. Il s’adresse aux copropriétés et aux entreprises.
Les conditions d’éligibilité sont strictes. L’artisan doit être certifié IRVE et l’équipement doit figurer sur une liste.
Le montant de l’aide peut atteindre 50% du coût hors taxes. Cette subvention est un levier financier puissant.
Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) concerne les particuliers. Il s’applique à votre résidence principale.
Un pourcentage du coût des équipements est déductible de votre impôt. Les démarches se font avec votre déclaration annuelle.
La borne doit être achetée et posée par un professionnel. Elle doit aussi répondre à des critères techniques précis.
Les certificats d’économies d’énergie (CEE) génèrent des primes intéressantes. Les fournisseurs d’énergie les versent directement.
Le montant varie selon votre profil et votre équipement. Le cumul avec d’autres aides est généralement possible.
Des soutiens locaux complètent souvent ce dispositif national. Les régions, départements et métropoles proposent leurs propres subventions.
Renseignez-vous auprès de votre collectivité territoriale. Ces aides peuvent couvrir une partie restante importante.
| Type d’aide | Organisme gestionnaire | Conditions principales | Montant indicatif | Cumulabilité |
|---|---|---|---|---|
| Programme Advenir | Avere France | Copropriété/entreprise, professionnel IRVE, borne éligible | Jusqu’à 50% du coût HT | Oui, avec CEE et aides locales |
| Crédit d’impôt CITE | État (via déclaration fiscale) | Résidence principale, borne éligible, pose par pro | Pourcentage du coût déductible | Oui, avec CEE |
| Certificats CEE | Fournisseurs d’énergie | Particulier ou professionnel, équipement éligible | Prime variable (200€ à 1000€) | Oui, avec Advenir et CITE |
| Aides régionales | Conseils régionaux | Résidence dans la région, conditions locales | Subvention fixe ou pourcentage | Souvent oui avec aides nationales |
| Aides métropolitaines | Métropoles (ex: Grenoble, Lyon) | Résidence dans la métropole, véhicule électrique | Montants très variables | À vérifier cas par cas |
La procédure pour bénéficier de ces soutiens suit une logique. Commencez par un devis préalable détaillé d’un professionnel certifié.
Choisissez ensuite l’artisan et faites réaliser les travaux conformes. Conservez tous les justificatifs (factures, attestations).
Déposez enfin votre demande de subvention auprès des organismes concernés. Les délais de traitement varient de quelques semaines à plusieurs mois.
Faire appel à un spécialiste certifié IRVE est une stratégie gagnante. Elle assure la sécurité de votre recharge véhicule et maximise le financement public de votre projet.
Cette double approche technique et financière est essentielle. Elle transforme un simple branchement en une infrastructure pérenne et économique.
Votre voiture bénéficiera ainsi d’une alimentation optimale. Votre foyer sera protégé par une installation aux normes.
Conclusion
Une infrastructure de recharge domestique bien conçue représente un investissement durable pour votre mobilité. Elle garantit la sécurité des personnes et une performance optimale pour votre véhicule électrique.
Le respect des normes, le bon dimensionnement des composants et le recours à un électricien certifié IRVE sont essentiels. Ces éléments assurent la conformité et l’éligibilité aux aides financières.
Planifier soigneusement votre projet maximise ses avantages. Vous obtenez ainsi une borne fiable, adaptée à vos besoins en puissance, pour des années de charge sereine.



